Couple français en rénovation dans un appartement parisien

Réduction Malraux : montant et avantages fiscaux à connaître en 2025 !

5 février 2026

400 000 euros. C’est le seuil qui ne bouge pas, année après année, pour les dépenses éligibles à la réduction Malraux. Pourtant, loin d’apporter des certitudes, ce plafond attise doutes et discussions sur la façon de répartir la dépense, la marche à suivre pour en profiter au mieux, surtout en 2025, où les nuances de l’imputation fiscale font encore débat. Entre taux fluctuants selon la géographie du bien (22 % à 30 %), critères stricts pour les travaux, et durée de location encadrée, le dispositif Malraux reste un terrain de jeu exigeant pour les investisseurs avertis.

Des ajustements réglementaires récents viennent redessiner la carte des secteurs sauvegardés et des quartiers qui donnent droit à l’avantage fiscal. Certains profils, comme les SCPI ou les indivisions, doivent aussi composer avec des règles sur-mesure, preuve que l’uniformité n’est jamais la règle sur ce terrain.

Pourquoi la loi Malraux séduit de plus en plus d’investisseurs en 2025

La loi Malraux capte l’attention de ceux qui cherchent à conjuguer stratégie patrimoniale et attrait pour la pierre ancienne. Quand les marchés financiers s’agitent, restaurer un immeuble classé dans un centre historique offre une forme de stabilité, mais surtout un sens. Investir dans la préservation du patrimoine architectural urbain séduit autant pour l’avantage fiscal que pour le plaisir de donner une nouvelle vie à des bâtiments d’exception.

Le dispositif ne fait pas dans la demi-mesure : la défiscalisation Malraux peut couvrir jusqu’à 30 % des travaux, avec une limite fixée à 400 000 euros sur quatre ans. Les SCPI Malraux rendent le dispositif accessible à ceux qui préfèrent mutualiser le risque ou ne pas investir tout leur capital en direct. Depuis sa création sous l’impulsion d’André Malraux, la loi a trouvé son public auprès de ceux qui veulent conjuguer engagement citoyen et valorisation de leur capital.

Avantages recherchés par les investisseurs

Voici trois raisons qui expliquent l’engouement pour ce dispositif :

  • Valorisation de biens situés dans des sites patrimoniaux remarquables
  • Accès à une réduction d’impôt hors plafonnement global des niches fiscales
  • Constitution d’un patrimoine immobilier rare et transmissible

Dans les centres-villes en pleine transformation, le malraux immobilier attire autant les investisseurs particuliers que les institutionnels en quête de diversification. Restaurer, louer, transmettre : la loi Malraux s’impose comme un outil de transmission patrimoniale et un engagement concret pour préserver le tissu urbain historique.

Comment fonctionne concrètement le dispositif Malraux ?

Pour accéder au dispositif Malraux, il faut cibler un immeuble implanté dans un secteur sauvegardé, un site patrimonial remarquable ou une zone protégée. Impossible de s’improviser restaurateur : chaque projet doit obtenir le feu vert d’un architecte des bâtiments de France, garant du respect des prescriptions patrimoniales. Ce passage obligé assure la cohérence des interventions avec l’histoire des quartiers concernés.

Le schéma est limpide : achat, restauration, puis location du bien nu pendant au moins neuf ans à un tiers non membre de la famille fiscale. Cette condition, qui exclut toute location à un ascendant ou descendant, distingue la loi Malraux d’autres régimes plus souples.

Le choix des immeubles concernés ne laisse place à aucun hasard : seules les opérations s’inscrivant dans un plan de sauvegarde et de mise en valeur ou répondant à une déclaration d’utilité publique (pour les quartiers anciens dégradés) sont éligibles. Cette exigence cible des secteurs à fort enjeu patrimonial, souvent animés par une demande locative soutenue.

Côté administratif, rien ne peut être laissé au hasard : dépôt du permis de construire, validation des devis, suivi du chantier, chaque étape doit coller au cahier des charges pour garantir l’accès à la réduction. Beaucoup de particuliers optent pour la SCPI Malraux afin de déléguer la gestion du projet tout en profitant des mêmes bénéfices fiscaux.

Réduction d’impôt Malraux : quels taux et plafonds appliquer cette année ?

La réduction d’impôt loi Malraux se distingue parmi les solutions de défiscalisation immobilière en 2025 : son calcul, clair et précis, repose sur la localisation du bien et la catégorie des travaux. Dans un secteur sauvegardé ou un quartier ancien dégradé, l’avantage grimpe à 30 % du montant des travaux. Pour les sites patrimoniaux remarquables rattachés à un PVAP, le taux s’établit à 22 %. L’État oriente ainsi les rénovations vers les zones où la sauvegarde du patrimoine architectural urbain s’avère stratégique.

Le plafond global reste inchangé : 400 000 euros sur quatre ans, tous projets confondus, y compris via une SCPI Malraux. Spécificité notable : la réduction Malraux ne rentre pas dans le plafond global des niches fiscales de 10 000 euros. Un atout rare dans le paysage de la défiscalisation.

Pour une vision synthétique, voici un tableau qui précise les taux selon les zones :

Localisation de l’immeuble Taux de réduction d’impôt
Secteur sauvegardé / quartier ancien dégradé 30 %
Site patrimonial remarquable avec PVAP 22 %

La réduction Malraux vient s’imputer directement sur l’impôt dû l’année des paiements, sans possibilité de report. L’efficacité du dispositif dépend donc d’une gestion fine du calendrier des travaux et d’un accompagnement sur-mesure, souvent assuré par un expert fiscal ou un conseiller en gestion de patrimoine.

Les avantages fiscaux à ne pas manquer pour votre projet immobilier

La loi Malraux continue d’attirer les investisseurs qui visent une optimisation fiscale sur-mesure. Plusieurs avantages la distinguent des autres dispositifs de défiscalisation immobilière. D’abord, la réduction d’impôt s’applique sans tenir compte du plafonnement global des niches fiscales, ce qui ouvre la voie à des économies substantielles pour les foyers soumis à une forte imposition.

L’intérêt du dispositif tient aussi à la rapidité de la récupération fiscale, qui intervient au fil de l’avancement des travaux sur deux à quatre ans. Dès la première déclaration, l’impact se fait sentir. Cette mécanique permet de lisser la charge fiscale tout en se constituant un patrimoine immobilier de caractère.

Autre point fort : la possibilité de mutualiser son investissement grâce aux SCPI Malraux. Cette solution permet de profiter de la défiscalisation Malraux sans devoir orchestrer soi-même la restauration ou la gestion locative, tout en bénéficiant d’une réduction d’impôt proportionnelle à la part souscrite.

Investir avec la loi Malraux, c’est aussi prendre part à la préservation du patrimoine urbain. Restaurer un immeuble classé ou situé dans un site patrimonial remarquable, ce n’est pas seulement réduire son impôt ; c’est participer à la transmission de l’héritage architectural français tout en diversifiant son patrimoine avec des biens rares.

Au bout du compte, la loi Malraux ne se contente pas de booster la fiscalité des investisseurs : elle façonne, année après année, le visage de nos centres-villes. Un dispositif où les chiffres rencontrent l’histoire, et où chaque projet résonne comme une promesse faite au patrimoine urbain du futur.

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